L’extension en mer de Monaco. Un article proposé par l’association ASPONA

Traduction libre d’un extrait de l’article du 27/8 de « Stuttgarter Zeitung », un des plus importants quotidiens de l´Allemagne:

« L’extension [en mer de Monaco] est censée de devenir un projet écologique exemplaire. Le Prince espère que le nouveau quartier de Monaco deviendra un exemple pour d´autres projets immobiliers en mer. Depuis le début, il a fait suivre le chantier par des biologistes marins. En outre, la presqu’île devrait suivre les contours de la côte pour ne pas perturber les courants de mer. 40 % de l’énergie utilisée serait issue de sources renouvelables. Les voitures seraient interdites sur la presqu’île. Un grand nombre de pierres avec des algues et des coquillages protégés ont été déplacés. 520 m² de prairies de posidonies ont été déménagées. Dans les 15 ans à venir, des scientifiques suivront le développement des espèces déplacées grâce à des caméras. La qualité de l’eau est surveillée en permanence.

Il y a quand même eu des oppositions venant de la France, pays voisin : Les scientifiques et biologistes constatent que le projet prive de nombreux animaux de leur biotope pour créer encore plus d’espace pour l’immobilier de luxe. Le biologiste Alexandre Meinesz de l’université de Nice Sophia Antipolis explique que Monaco avec ses chantiers d’extension a déjà détruit dans le passé 81% de la flore et la faune marines jusqu’à 10 mètres de profondeur et 60% jusqu’à 20 mètres. Le nouveau projet va encore réduire la biodiversité et détruire la vie dans les eaux peu profondes, déjà très rares aujourd’hui.

Nadine Niel, présidente de l’association française pour l’environnement ASPONA, craint que l’écosystème maritime devant Monaco soit perturbé. La Principauté ne fait pas partie de l’Union européenne et n’est donc pas obligée, à la différence des Etats membre de l´UE, de faire des études d’impact sur l’environnement.

Le Prince Albert travaille depuis des années à bâtir sa renommée de Prince écologiste ; il conduit une voiture électrique et ramasse des déchets plastiques. Il a déjà fait un pèlerinage au Pôle Nord pour mettre en garde contre le réchauffement climatique. Il veut transformer la Principauté en un pays neutre en CO2 à l’horizon 2050, même si la situation du trafic actuel dans le pays est tout sauf écologique : voitures de sport avec une énorme consommation, nuages de gaz d’échappement, Formule 1 et taxis hélicoptère pour les riches. »

 

 

Pour contacter l’ ASPONA

A S P O N A Association pour la sauvegarde de la nature et des sites de Roquebrune Cap Martin, Menton et environs.

L’ASPONA a été agréée au titre du code de l’environnement par arrêté préfectoral en date du 22 octobre 1979, son agrément a été renouvelé par arrêté préfectoral en date du 27 mai 2013.

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